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Full record
dc.creator
Sans nom
dc.date.accessioned
2026-10-09T17:37:16Z
dc.description
Titre factice tiré de la table d'explication des estampes.
En regard de la page 271
dc.identifier.oclc
1105040877
dc.identifier.uri
https://hdl.handle.net/20.500.14927/4307
dc.rights
Collection Estampes et illustrations anciennes © Direction des bibliothèques, Université de Montréal. Utilisation permise à des fins de recherche, d'étude et d'enseignement.
dc.source
Raynal, abbé (Guillaume-Thomas-François), 1713-1796. Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes. Genève : Les Libraires Associés, 1775. [Cote : CSb 325.3 R274h 1775 v.2]
dc.title
[Mère Nature attristée].
dc.type
Image
gravure
dcterms.abstract
Scène allégorique représentant en avant-plan Mère Nature allaitant à la fois un enfant blanc et un enfant noir. En arrière-plan, des esclaves noirs sont maltraités par des Espagnols.
Tom. II (en haut à gauche); Page 272 (en haut à droite).
Ce frontispice de l’"Histoire des deux Indes" de Raynal recourt à l’iconographie de la fécondité (une femme aux multiples mamelles), pour incarner l’allégorie de la Nature, la Mère universelle, sous les traits d’une blanche. L’explication du sujet gravé se lit comme suit: "La Nature, représentée par une femme, nourrit à la fois, et avec le même intérêt, un enfant blanc et un enfant noir. Elle regarde avec compassion des Nègres esclaves que l’on voit dans l’éloignement, travailler à des sucreries où ils sont maltraités par ceux qui les gouvernent." L'image de l’égalité entre les Noirs et les Blancs devant la nature répondait aux préoccupations des Lumières et a été largement reprise par l’iconographie abolitionniste de la fraternité, sous la Révolution. Si pour l’abbé Raynal ‘la liberté est la propriété de soi’ et le droit fondamental et inaliénable de tout être humain, cette allégorie de la Nature qui ne fait pas de distinction entre les races, n’en affirme pas moins la supériorité absolue du Blanc comme norme universelle. Référence(s) : Peggy Davis, "La réification de l’esclave noir dans l’estampe sous l’Ancien Régime et la Révolution", L’Afrique du siècle des Lumières : savoirs et représentations, éd. M. Bocquillon, D. Diop, C. Gallouët, G. Lahouati, SVEC 2009 :05, Oxford, Voltaire Foundation, p.249 ; Peggy Davis, "Perception et invention du Nouveau Monde. L’américanisme étudié à travers les estampes françaises (1750-1850)", thèse de doctorat, Université Laval, 2003, vol. 2, p.322-323. Chercheur : Peggy Davis.
dcterms.isPartOf
Gestes admirables
dcterms.issued
1775
dcterms.medium
13,5 x 18,5 cm
dcterms.temporal
18e siècle, quatrième quart