Paysages de l'Arctique canadien au temps de la guerre froide, 1952-1953

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La présente série d’images numériques est tirée de la collection de diapositives du professeur Camille Laverdière. Elle compte près de 80 clichés pris par ce dernier lors de levés de terrain effectués à la demande de l’armée canado-américaine dans la région d’Alert, à l’extrême nord de l’île d’Ellesmere, puis au sud de la péninsule de Boothia, là où l'isthme du même nom se greffe au Keewatin continental. Au début des années 50, la peur de l’envahisseur « communiste » était bien réelle. Le scénario le plus craint était celui d’une attaque de l’Amérique par le Nord. En 1952 et en 1953, Pierre Gadbois aidé de Camille Laverdière furent envoyés dans le Haut-Arctique avec pour mission d’inspecter le territoire le plus près du Pôle Nord, et de renseigner les forces armées sur la nature du terrain situé en zone d’éventuels combats avec l’armée de l’air et de terre de l’URSS. Leurs observations contribuèrent-elles à assurer la sécurité de nos frontières? Dans les années qui suivirent, de 1954 à 1957, trois lignes de radars capables de détecter rapidement toute attaque aérienne furent construites: la Pine-Tree Line par 50° N allant de l’île de Vancouver jusqu’à la côte du Labrador; la Mid-Canada Line par 55° N et la Distant Early Warning, ou ligne DEW, par 73° N entre l’Alaska et l’île de Baffin. De deux séjours consécutifs dans le Grand Nord canadien, M. Laverdière a ramené quelques dizaines d’images d’une autre époque, précieux témoins des paysages naturels offerts en région froide et du mode de vie adopté en milieu hostile. Ginette Melançon-Bolduc, Bibliothécaire

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