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Notice complète
- dc.creator
- Moreau, Jean Michel, 1741-1814 (dessinateur); Helman, Isidore-Stanislas, 1743-1809;
- dc.date.accessioned
- 2026-10-09T17:54:06Z
- dc.description
- Tome II. En regard de la p. 216
- dc.identifier.oclc
- 1105040936
- dc.identifier.uri
- https://hdl.handle.net/20.500.14927/4355
- dc.rights
- Collection Estampes et illustrations anciennes © Direction des bibliothèques, Université de Montréal. Utilisation permise à des fins de recherche, d'étude et d'enseignement.
- dc.source
- Marmontel, Jean François. Les Incas ou, La Destruction de l'empire du Pérou. Paris : Chez Lacombe, 1777. [Cote : CSb PQ 2005 I5 1777]
- dc.title
- Ah, cruel! dis-nous donc si tu veux mourir, quel est l'ami que tu nous laisses.
- dc.type
- Image
- gravure
- dcterms.abstract
- J. M Moreau le j.ne inv. (en bas à gauche); Helman Sculp. 1776 (en bas à droite); Ah, cruel! dis-nous donc, si tu veux mourir, quel est l’ami que tu nous laisses (en bas au centre).
- Épisode de la maladie de Las Casas. Le cacique Henri levant et sa compagne, portant sa main gauche à son sein, s'approchent de Las Casas allongé sur son lit ; autour, trois Espagnols assistent à la scène. À l'avant-plan à droite, des objets posés sur la table de chevet; sur le mur du fond, des livres posés sur une tablette; au coin supérieur droit, un drapé droit isole le récit. L’épisode de la maladie de Las Casas soigné par les Indiens (chapitre XLIII) met en scène un exemple de piété filiale. Ayant appris que le grand défenseur des indigènes contre l’oppression et l’esclavage était tombé gravement malade, le cacique Henri s’expose aux pires dangers pour "venir embrasser [son] père" et lui proposer le lait de sa femme comme remède : "Écoute, ajouta le sauvage, en soulevant sa tête, ils disent que tu es attaqué d'une maladie à laquelle le lait de femme est salutaire. Je t'amène ici ma compagne. […] Viens, ma femme, & présente à mon père ces deux sources de la santé. Je donnerois pour lui ma vie ; & si tu prolonges la sienne ; je chérirai jusqu’au dernier soupir le sein qui l'aura allaité". […] Las-Casas, pénétré jusqu’au fond de l’ame, voulut refuser ce secours. "Ah, cruel ! s’écria le Cacique, dis-nous donc, si tu veux mourir, quel est l’ami que tu nous laisses. […] Viens, ma femme, embrasse mon pere ; & que ton sein force sa bouche à y puiser la vie". Le geste admirable ainsi que le caractère touchant et édifiant de la scène sont mis en valeur par la présence de témoins, émus jusqu’aux larmes devant l’exemplarité morale de l’indigène et son amour filial pour le missionnaire. Les figures aux poses affectées et aux gestuelles exagérées, de même qu’une certaine surcharge de l’espace contribuent à ancrer la planche de Moreau le jeune dans l’esthétique d’Ancien Régime. Référence(s) : Peggy Davis, "Héroïsme et piété filiale dans les images des Incas de Marmontel", Le corps romanesque. Images et usages sous l'Ancien Régime, Presses de l’Université Laval, 2009, p. 351-370 ; Peggy Davis, "Les Incas de Marmontel comme exemple des pratiques matérielles, sociales et interdisciplinaires de l'illustration", Eighteenth-Century Fiction 23: 4 (2011), p. 605-636. Chercheur : Peggy Davis.
- dcterms.isPartOf
- Gestes admirables
- dcterms.issued
- 1777
- dcterms.medium
- 9 x 13 cm
- dcterms.temporal
- 18e siècle, quatrième quart
