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Notice complète
dc.creator
Bénard, Robert, 1734-? (graveur)
dc.date.accessioned
2026-10-09T17:22:26Z
dc.description
En regard de la page 425
dc.identifier.oclc
1105040097
dc.identifier.uri
https://hdl.handle.net/20.500.14927/4181
dc.rights
Collection Estampes et illustrations anciennes © Direction des bibliothèques, Université de Montréal. Utilisation permise à des fins de recherche, d'étude et d'enseignement.
dc.source
Cook, James, Jean Nicolas Demeunier, et Charles Clerke. Troisième voyage de Cook, ou Voyage à l'océan Pacifique, ordonné par le roi d'Angleterre, pour faire des découvertes dans l'hémisphère nord [...]. Paris : Hotel de Thou, 1785. [Cote : CSb G 420 C66312 1785 t.3]
dc.title
Mort de Cook.
dc.type
Image
gravure
dcterms.abstract
Scène d'extérieur représentant une foule d'indigènes attaquant l'équipage de Cook près de la rive.
Mort de Cook (en bas au centre); Benard direxit (en bas à droite); 1 (en bas à droite).
Voici comment le récit présente la scène illustrée : […] Il était arrivé, durant notre absence, une querelle plus sérieuse & plus désagréable. L'Officier détaché sur le petit canot, retournant à bord avec les choses qu'on avait volé au Capitaine Clerke, s'apperçut que nous poursuivions les coupables, le Capitaine Cook & moi, & il pensa qu'il était de son devoir de saisir la pirogue échouée sur le rivage. Par malheur elle appartenait à Pareea, qui arriva au même instant de la Découverte, & qui réclama sa propriété, avec des protestations sans nombre de son innocence. L'Officier refusa de la lui livrer, & lorsque l'équipage de la pinnace, qui attenait notre Commandant, l'eut joint, il en résulta une dispute très-vive, durant laquelle Pareea fut renversé d'un violent coup de rame qu'on lui donna sur la tête. Les Insulaires qui se rassemblaient aux environs, & qui avaient été jusqu'ici spectateurs paisibles, firent tout de suite pleuvoir une grêle de pierre sur nos gens, qu'ils contraignirent à se retirer avec précipitation, & à gagner à la nage, un rocher situé à quelque distance de la côte. Les Naturels s'emparerent de la pinnace, ils la pillèrent, & ils l'auraient détruite sans l'intervention de Pareeea, qui, revenu à lui-même, eut la générosité d'oublier la violence qu'on venait d'exercer à son égard. p. 430. [...] Quand le Capitaine Cook fut informé de ces détails, il montra beaucoup de chagrin ; & tandis que nous retournions à bord, il me dit : je crains bien que les Insulaires ne me forcent à des mesures violentes ; car, ajouta-t-il, il ne faut pas leur laisser croire qu’ils ont eu de l’avantage sur nous. p. 431. […] Nos canots placés en travers de la Baie, ayant tiré sur des pirogues qui essayaient de s’échapper, tuèrent par malheurs un chef de premier rang. Les nouvelles de sa mort arrivèrent au village où se trouvait M. Cook, au moment où il venait de quitter le Roi, & où il marchait tranquillement vers le rivage : la rumeur & la fermentation qu’elle excita furent très-sensibles : les hommes renvoyèrent tout de suite les femmes & les enfans ; ils se revêtirent de leurs nattes de combats, & ils s’armèrent de piques & de pierres. L’un d’eux qui tenait une pierre & un long poignard de fer, appellé pahooa, nom d’une dague de bois qui fait partie de leur attirail de guerre, s’approcha de notre Commandant, il se mit à le défier en brandissant son arme, & il le menaça de lui jetter sa pierre. M. Cook lui conseilla de cesser ses menaces ; mais l’insolence de son ennemi ayant augmentée, il fut irrité & il lui tira un coup de petit plomb. L’insulaire était revêtu d’une natte que le plomb ne put pénétrer, & lorsqu’il vit qu’il n’était point blessé, il n’en fut que plus audacieux. On jetta plusieurs pierres aux soldats de Marine, & l’un des Erres essaya de poignarder M. Phillipps, mais il n’en vint pas à bout, & il reçut un coup de crosse de fusil. M. Cook tira alors le second coup de son fusil double chargé à balle, & il tua celui des Naturels qui était le plus avancé. Immédiatement après ce meurtre, les gens du Pays formèrent une attaque générale à coup de pierres, & les soldats de Marine & ceux de nos matelots qui occupaient les canots, leur répondirent par une décharge de mousquetterie. Ce qui surprit tout le monde, les Insulaires soutinrent le feu avec beaucoup de fermeté, & ils se précipitèrent sur notre détachement, en poussant des cris & des hurlemens terribles, avant que les soldats de Marine eussent le tems de recharger. On vit alors une scène d’horreur et de confusion. […] Notre malheureux Commandant se trouvait au bord de la mer la dernière fois qu’on l’apperçut d’une manière distincte ; il criait aux canots de cesser le feu & d’approcher du rivage afin d’embarquer notre petite troupe. S’il est vrai que les soldats de Marine & les équipages des canots avaient tiré sans son ordre, & qu’il voulait prévenir une nouvelle effusion de sang, comme quelques-uns de ceux qui furent de l’action l’ont cru, il est probable qu’il fut la victime de son humanité : on observa en effet que tandis qu’il regardait les Naturels en face, aucun d’eux ne se permit de violences contre lui, mais que s’étant retourné pour donner des ordres aux canots, il fut poignardé par derrière, & tomba le visage dans la mer. Les Insulaires poussèrent des cris de joie lorsqu’ils le virent tomber ; ils traînèrent tout de suite son corps sur le rivage, & s’enlevant le poignard les uns les autres, ils s’acharnèrent tous avec une ardeur féroce à lui porter des coups, lors même qu’il ne respirait plus. p. 436-437-438. Chercheur : Philippe Despoix.
dcterms.isPartOf
Gestes admirables
dcterms.issued
1785
dcterms.medium
25 x 38 cm
dcterms.temporal
18e siècle, quatrième quart